mercredi 4 décembre 2013

L' Amour existe-t-il encore ?

« Tu as l’air tellement mélancolique sur ce point. L’amour…trouver quelqu’un ». C’est ce que m’a dit un ami aujourd’hui . A quoi j’ai répondu qu’il valait peut-être mieux être mélancolique que défaitiste ( ou amère, blasée, cynique, etc.), et que c’est quand on est défaitiste et qu’on voit tout en noir que rien de bien ne peut arriver. Remarque là, même avec le sourire il ne se passe rien lol !

Pour commencer ce billet par un lieu commun, il paraît que l’amour arrive quand on ne s’y attend pas, ou qu’on ne l’attend plus, et que ça nous tombe dessus tel du râpé sur un gratin de pâtes (je suis sûre que l’image va être appréciée à sa juste valeur  par mes fans ^^). Moi en ce moment, j’aurai  plutôt tendance à penser que l’amour, ça n’arrive qu’aux autres, et donc je m’interroge : l’amour existe-il encore ?

L’amour, quand il arrive, bouscule tout sur son passage, il nous change (« A cause de toi, je ne suis plus la même ; oooooooooh par ta faute, j’ai changé aussi », pour citer la chanson « J’ai un problème », de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan) , balayer certains de nos préjugés, de nos croyances et, bouleverse notre vie, la plupart du temps en mieux, au moins temporairement J !

Je regardais l’autre jour un épisode de « Sex and the city » (je viens de finir la saison 5, nullissime ! ), et Charlotte, pour ne pas la citer, disait dans cet épisode là (elle change souvent d’avis et de position sur l’amour) qu’on n’avait droit qu’à deux grands amours dans sa vie. Moi j’en ai déjà connu un, ce n’est un mystère pour personne, mais cela n’a pas marché. Donc plus qu’un, j’ai intérêt à faire attention à ne pas me planter cette fois, faut croire que c’est ma dernière chance ! ^^ La question est donc posée dans l’épisode, par Carrie qui se la pose, suite à l’affirmation de Charlotte (dans le cas de Carrie, à ce moment-là célibataire, cela semble mal barré car, comme savent les fans, à ce moment-là de la série, elle a déjà eu son histoire avec Mister Big, et celle avec Haydn^^), et comme Carrie n’écrit pas de chronique dessus, on n’a pas la réponse. Mais existe-t-il une réponse universelle à cette bien grande question ?

Pour certains, « Love is all », pour d’autres, «L’Amour dure trois ans », pour d’autres encore, « L’amour est partout où tu regardes », ou alors, une petite dernière pour finir, l’amour est un coup de foudre à Manhattan, à Notting Hill, sans préavis ou à tout prix ! ^^ Je n’irai pas jusqu’à dire que « L’Amour est dans le pré », car bon, quand même, il faut rester sérieux ; ) ! Et même si leur chanson est sublime, je n’ai pas encore envie de croire comme Keane que « Love is the end ». mais revenons au sujet principal de ce billet car on s’éloigne, même si je me fais plaisir, et je pourrai continuer des heures comme ça,  à vous balancer des références de chansons, films, émissions ou autres livres mentionnant  les termes « amour » ou « love » dans leur titre.

L’amour est partout il emble certaines fois : dans les chansons qui sont là pour nous dire « qu’aimer est ce qu’il y a de plus beau », ou encore pour nous donner « l’envie d’aimer ». Dans les films. Les poètes l’ont loué, chanté, acclamé. Les auteurs l’ont analysé, étudié, décortiqué. Mais arrêtons de tourner autour du pot et tâchons de répondre, à la mesure de nos humbles moyens à cette question : que reste-t-il de l’amour en 2013 ?

Du haut (oh ça va je sais pas si haut que ça, vu ma taille, mais pas la peine de la ramener à ce sujet ^^) de mes 29 ans, que sait-elle de l’amour me direz-vous ? L’amour n’est-il pas après tout d’abord une question d’expérience ? Je pense que l’amour s’éprouve à tout âge, on le connaît à toutes les périodes de sa vie. Il se manifeste seulement sous des formes différentes. Il est paternel, paternel, fraternel, avant d’être amical, amitié, et puis enfin l’amour, le vrai, avec un grand « A », et tout ce qu’il entraîne ! Il amène avec lui le doute (suis-je assez bien pour cette personne ? Pourquoi moi ? Est-ce que je le mérite ?) ; la peur (va-t-il me quitter ? Va-t-il me tromper ? Quand cela va-t-il arriver ? Comment notre histoire va-t-elle s’achever ? Et si ça dure ? ; ) ) , et la jalousie (un minimum quand même, ce n’est pas malsain à petite dose, sinon c’est qu’on est pas accro lol ! )Enfin un truc positif ! Mais oui, car l’amour implique aussi (et surtout, espérons-le) des sentiments positifs : l’étonnement, l’émerveillement, la gratitude, la reconnaissance, l’envie, le désir…

De nos jours, peut-on encore parler d’amour en étant sûr d’utiliser le bon vocable ? Et à bon escient ? Entre les couples qui divorcent, les qui se séparent, et se quittent, et ceux qui sont trop lâches pour rompre alors qu’ils le devraient, peut-on encore penser que deux être peuvent être ensemble pour le bonheur de la compagnie de l’autre, par amour, n’ayons pas peur du mot, et non pas liés par un accord tacite visant à rendre un peu plus supportable l’addition de deux mal-être, ou de deux solitudes ? Vaut-il mieux être, comme dit l’adage, « seule que mal accompagnée, ou vaut-il mieux être en couple pour « rentrer dans le moule », « être ou faire comme tout le monde », et entamer ce que la société attend de nous à un certain âge, à savoir penser bébé, mariage, se ranger, sa caser, acheter un logement, et attendre ainsi la fin ? Je n’en suis pas sûre.

Personnellement, je n’envie pas mes amies « rangées ». Pas la plupart du temps du moins, ni pour tous les aspects de leur vie. Elles ont des enfants, et je ne suis pas prête pour ça. Je n’en ressens ni l’envie, ni le désir, ni le besoin. Mais elles ont aussi des maris, et une vie qui commence à s’établir, avec des repères réconfortants. Et pour ça, je les envie par contre. Installées dans une routine confortable, elles ont quelqu’un qui les attend le soir, à qui parler, qui sera heureux d’entre et partager le récit de leur journée. Moi, je n’ai personne en ce moment dans ma vie, mais j’ai un travail que j’adore, et c’est déjà ça ! En fait, c’est même quantité non négligeable dans la balance, surtout de nos jours. Sachant que je ne dois ce travail qu’à moi-même, et que je fais un travail que j’adore, et non de l’alimentaire, de ce côté-là, je me dis tous les jours que j’ai de la chance. Le reste viendra à point nommé, sans doute ; ) !


Aussi, en attendant qu’il arrive, mène-t-on parfois un existence au rabais, en se disant que l’on ne mérite pas mieux, qu’on mérite notre solitude, qu’on n’est pas digne d’être aimé,  qu’on est pas assez bien pour qui que ce soit, et qu’on fera mieux dans notre prochaine vie (cette dernière phrase, je me la répète souvent pour tout un tas de choses ! ) . Je me dis parfois tout ça, et je le pense encore plus souvent …


Mais qui sait de quoi demain sera fait ? Patience, nous verrons bien ; )…



Les Arts du Cours...


Le Cours Mirabeau nous propose régulièrement de nouvelles expos. Situées dans la Galerie d’art du Conseil général des Bouches du Rhône, du Conseil, elles changent tous les mois, ou tous les deux mois, et nous emmènent à chaque fois vers de nouvelles destinations artistiques. Photo, peinture, dessin, vidéo, écriture, tous les supports y sont tour à tour représentés. L'entrée est libre, et les horaires permettent de s’y retrouver et de voir les expos en week-end pour se distraire, ou pour se détendre après une journée de travail, une de celles où l’on a pas envie de rentrer tout de suite, mais de flâner un peu avant cela…

Personnellement, puisque ce blog est là pour que  je donne mon avis et vous raconte ma vie, je vais toutes les voir dans la mesure du possible, et rares sont celles que j'ai ratées ! C'est gratuit, distrayant, instructif, et à deux pas de chez moi ou de mon travail, ou de l'endroit où je fais mes courses. C'est un bon moyen de clore la journée de travail et de faire la liaison avec le début de soirée personnel.

Sur ce même Cours Mirabeau, mais sur l’autre rive, d’autres expos vous attendent également à la galerie Les Amis des Arts. Cette galerie fait également de la vente, mais l’entrée aux expositions est libre également.  Cette galerie a son emplacement juste à côté du cinéma Le Renoir, et là aussi, les horaires sont accessibles.



Le poids...et moi ! ^^



Gros morceau auquel je m'attaque là, sans vilain jeux de mots...Le poids est très important dans la vie d'une femme, et dans la vie de la plupart des femmes mêmes.
Chez vous, messieurs, point d’obsessions de cet ordre : vous mangez ce que vous voulez, quand vous voulez, et grignotez autant que vous voulez, le tout sans prendre un gramme; Et pour perdre cinq kilos, il vous suffit de remplacer le Coca par de l'eau plate ! C'est une des pires injustices que je connaisse ! ^^

Personnellement, on peut dire que je fais partie de ces nanas qui font le yo-yo, je grossis, je mincis, je suis de nature gourmande et je prends facilement du poids malheureusement, sinon ce ne serait pas drôle. Mais depuis peu, quelques mois, j'essaye de bouger plus et de réguler mon équilibre alimentaire. Je suis confiante, et je tiens le coup en pensant au joli tout nouveau maillot de bain que j’étrennerai dans un corps plus regardable et moins obèse cet été ! ^^

Je me suis mise au footing et à la zumba, il fallait bien au moins ça pour compenser la perte de la danse : (. perte non choisie, mais c'est un autre sujet ; ) . cela doit faire rire les gens qui me connaissent bien que je cours, et je pense même qu'avant de m'avoir vue "en action", certains pourraient douter de ma bonne foi. je ne suis pas en effet renommée pour mon amour du sport ;) . la danse, c'était différent, car je n'avais pas l'impression de faire du sport, et même si les efforts physiques étaient là, ils étaient supplantés par le plaisir pris dans l’exercice ! 

eh donc oui, les amis, je cours ! Seule ou accompagnée, en ville en semaine, en nature le week-end, avec une amie parfois, ou un ami. J'ai fait les choses bien : après avoir erré comme une âme en peine chez Decathlon où je n'ai rien trouvé, direction Go Sport, et coup de coeur, et hop, emballé c'est pesé, j'avais des baskets, un bas de survêt pour la course, un pour la zumba et un magnifique top zumba et course ! Comme je dis à un des amis avec qui je cours, quand on voit la tête qu'on a à l'arrivée, peu importe avec quelle tête on part au départ (ça l'a fait beaucoup rire ! ) , mais quand même, c'est bien de se sentir bien dans ses baskets, et pas trop moche, et une tenue sympa ça aide et à ça participe de la motivation générale ! On se dit allez, c'est l'occasion de la mettre, car en même temps, on n'irait pas travailler avec ! 


Et donc, avec l'arrêt de la danse et la compensation par la bouffe, malbouffe et trop de bouffe, j'avais pris des tonnes de kilos, j'étais devenue obèse, et j'avais honte d'infliger ma vue aux gens dans la rue. Vous pensez peut-être que c'est exagéré ou violent , Du tout, c'est juste la réalité de ma pensée d'il y a quelques temps. Et c'est comme ça que je me voyais.

A présent, je ne me vois pas comme un top model, loin de là, et je pense que cela ne sera jamais le cas. mais je me souviens de quelle silhouette j'avais du temps où je dansais, et c'est vers cela que je veux tendre, retrouver une ligne acceptable, qui ne me fasse pas honte, et me sentir à nouveau mieux dans mon  corps. je ne dirai pas en paix avec lui car ça n'a jamais été le cas à cause de tous mes complexes, alors je dirai que nous pourrions arriver à des pourparlers intéressants et une entente cordiale satisfaisante lui et moi  ; ).


Je suis pleine d’espoir, car j'ai déjà perdu les vilaines poignées d'amour qui s’étaient substituées à mes hanches, les vilaines ! C'est déjà ça ! Prochaines cibles : ventre, fesses et cuisses. Je ne me pèse pas, je mesure plutôt les changements à la silhouette, au bien-être un peu retrouvé et aux fringues dans lesquelles je rentre mieux, ou à nouveau. Ennemi à surveiller : les fêtes ! Avec son lot de gourmandises, foie gras, treize desserts, et chocolats, attention à ne pas trop se laisser aller, même si oui, on a qu'une vie et qu'il faut en profiter, hors de question que j'attaque 2014 avec des hanches à nouveau proéminentes pour de mauvais raisons ! 

Et donc, je cours. Je me suis fait pour la semaine, quand je vais courir après le travail, une boucle avec des petits variantes. J'ai la haine car je ne tiens que 25 mn, alors qu'en nature, un des week-end précédents, j'ai tenu une heure et quart ! Bref, je cours. Et sur mon parcours, il y a une boulangerie pâtisserie. Mais moi, je reste très digne, je passe devant sans même jeter un œil sur la vitrine (remarque , facile, je suis plutôt gourmande de salé de toute façon ; ). Par contre, je passe aussi devant une pizzeria, et même si l’endroit ne m'attire pas forcément, mes narines ne peuvent s’empêcher de frémir et mes papilles de saliver, devant cette odeur alléchante qui bientôt sera remplacée  à la fin de ma boucle par des légumes, de la viande grillée ou une soupe : il faut ce qu'il faut lol ! 

Je parlais tout à l'heure d'injustice en évoquant le métabolisme masculin. mais il y a encore pire en fait sur ce terrain les : c'est les nanas. Certaines nanas, si si vous allez voir, vous en connaissez tous et toutes au moins une comme celles là : celles qui ne font pas de sport, mangent tout ce qu'elles veulent, grignotent à longueur de temps et affichent une ligne svelte et un air désabusé quand vous refusez de piocher dans leur paquet de M&M's de dix heures, leur barquette de frites de midi ou de prendre un bout du snickers, en cas de quatre heures. Parce que vous, vous faites attention. parce que vous, vous êtes obligée de faire attention et qu'à ce régime là, vous feriez bientôt concurrence aux otaries échouées sur la banquise. Alors d’accord, il y a des filles fines qui le sont car elles ne mangent pas grand-chose, ou qu'elles mangent équilibré, ou encore qu'elles ont la chance de ne pas être gourmande (même si c'est là se priver d'un des plaisirs terrestres accessibles à tous). Il y a aussi celles qui ont des corps d'athlètes parce que justement, elles en sont, des athlètes, des mordus de sport, ds hyperactives, etc. Et il y a aussi celles dont le métabolisme agit différemment du mien, qui élimine vite et ne stocke rien. Les veinardes ! Mais la plupart, ce sont quand même des nanas énervantes qui ne font pas une minute de sport et s'affalent facilement devant la télé, chips pu pot de crème glacée en main, et elles ne prendront pas un gramme. Alors que moi, je cours et je cours encore pour m’autoriser à m'autoriser un Subway ou une pizza, parce qu'il faut bien se faire plaisir de temps en temps tout de même hein ho,et que ce n'est pas en mangeant des sushi que je vais me régaler (ok c'est diététique, amis à mes yeux c'est dégueulasse,pas de bol ! ) . Et puis je n'ai jamais entendu quelqu'un dire qu'il s'était cassé le ventre, ou fait une ventre de sushi : ça, c'est réservé à un bon plat de pâtes, à un excellent dessert, à de la glace, une pizza, des bonbons même en cas de craquage. Bref, c'est réservé à ce qu'on classe communément dans la catégorie "bonne bouffe", et les sushi n'y ont pas leur place !  ).

Et donc, c'est injuste que j'ai à mener ce combat de tous les jours et de tous les instants contre moi-même et ma vilaine gourmandise pendant que d'autres vont s'empiffrer avec le sourire et en toute bonne conscience, assurées, elles, de rentrer déjà parfaitement dans leur futur maillot de bain de l'été prochain ; ) ! 

In her shoes...


In her shoes...J'ai bien aimé être in her shoes ; ) . J'ai beaucoup aimé ce film ! 
In her shoes, c'est d'abord un jeu de mot : l'expression anglaise "à sa place", et littéralement "in her shoes", car l'une des deux héroïnes du film pique les chaussures de l'autre ! 

In her shoes, c'est une histoire de sœurs, et donc d'amour, d'amitié, de rivalité et de jalousie.

J'ai trouvé le film touchant, deux actrices convaincantes le portent.

Je me suis totalement identifiée à Toni Colette, un peu guindée, coincée, intello, s'habillant de manière plutôt classique et ne prêtant pas forcement beaucoup d'attention à son apparence. Et au physique un peu ingrat.
Et dans le rôle de la sublime soeur, Cameron Dia, j’ai ai reconnu une de mes deux petites soeur. Elle est canon, séductrice, femme fatale, maquillée avec soin quand moi je suis incapable de tracer un trait d'eye-liner droit (d'o: le fait que je n'en porte pas ^^),  toujours magnifique, féminine, prends grand soin de son apparence et a un succès fou auprès des hommes. Pas comme cette pauvre Toni, qui rame pour en avoir un, qui la trompera finalement avec sa soeur...Remarque, me direz-vous, avec une soeur, ou une amie comme ça, pas besoin d'ennemie. La comparaison avec ma soeur et moi s'est arrêtée avant, pas d'histoire de garçon entre nous ^^ ! 

Et hormis un bon moment de cinéma, j'en retire un très beau poème que je ne connaissais pas, et que je vais vous faire partager, de E.E. Cummings : "I carry your heart with me".


[i carry your heart with me(i carry it in]

i carry your heart with me(i carry it in
my heart)i am never without it(anywhere
i go you go,my dear;and whatever is done
by only me is your doing,my darling)
                                                      i fear
no fate(for you are my fate,my sweet)i want
no world(for beautiful you are my world,my true)
and it’s you are whatever a moon has always meant
and whatever a sun will always sing is you

here is the deepest secret nobody knows
(here is the root of the root and the bud of the bud
and the sky of the sky of a tree called life;which grows
higher than soul can hope or mind can hide)
and this is the wonder that's keeping the stars apart

i carry your heart(i carry it in my heart)

Star Trek Into Darkness



Bon, on ne va pas épiloguer quinze ans sur le sujet, je ne suis pas payée à la ligne (euh, attendez, maintenant que j'y réfléchis, à vrai dire je ne suis même pas payée du tout lol) ! 

J'ai détesté ! 

Ce la ne m'a surtout pas donné envie, contrairement à une amie à moi qui elle a ressenti cela, de voir la série ou les autres films !

Adieu Star Trek, vade retro ! 

Il est trop mignon et je le veux !

mardi 3 décembre 2013

Mais où est donc passée la magie de Noël ?! : (


J’ai longtemps adoré Noël ! Rien d’original jusque-là, c’est sans doute le cas de la plupart des gens sains d’esprit… Aucun accroc entre cette période et moi, c’était l’entente parfaite !
Cette ère de l’année était pour moi synonyme de nombreux bonheurs à venir, de joies inattendues, de surprises en tous genres, et de réunions familiales.
A l’époque, c’était aussi la seule fois de l’année où je voyais ma famille parisienne : mon parrain, sa femme, puis mon cousin, et enfin ma cousine, qui étaient gaiement venus agrandir le cercle familial. ; )
Grandes tablées, fous rires, friandises ( à l’époque, je ne me préoccupais pas tant de faire un régime), chacun poussant sa chansonnette, ou y allant de son poème ou de sa blague en fin de repas, c’était la famille au complet, c’était magique, c’était Noël !

Ne nous mentons pas : Noël est sans doute la plus belle et la plus attendue des fêtes de l’année lorsque l’on est enfant : on est gâtés, c’est un peu comme un second anniversaire dans l’année !  On était même couverts de cadeaux à l’école je me souviens : un spectacle de Noel, dans lequel souvent on devait se fendre d’une chanson qu’on avait mis une plombe à apprendre lol (et qui serait de toute façon applaudie par tous les gens de la salle auxquels on a pu briser un tympan ce jour-là ; ) ), un joli cadeau (souvent poupée pour les filles, voitures pour les garçons), et un colis gourmand (un peu comme pour les vieux, mais avec des trucs à mâcher dedans lol ) : on se voyait ainsi remettre un sac rempli de chocolats, de clémentines, de papillotes, de trucs durs ressemblant à de la guimauve, des trucs en sucre de couleur je crois, et l’inévitable papa Noël en chocolat, avec parfois aussi des pièces en chocolat. ! Avec mes sœurs , on avait aussi un troisième Noel, après celui à l’école et en famille, c’était celui du travail de mon père. Là encore, cadeau, spectacle et un sachet gourmand, avec un truc dont j’étais et je suis toujours grande fan : les cigarettes en chocolat ! Le chocolat de ces cigarettes a un goût unique que j’adore , au lait, peu fort en goût, miam !

Je me souviens qu'une fois enfant,  la préparation de l’arbre, en famille, un samedi après-midi je crois, avait pris des allures de fêtes : chants de Noël en fond, ma mère avait fait des crêpes, et nous déballions les décorations de Noël tous ensemble, tous les cinq, avant de choisir lesquelles allaient finalement parer l’arbre…

Alors comment se fait-il qu'aujourd’hui, je n’ai qu’une hâte, que les fêtes soient terminées, que l’on passe à autre chose, que l’on entame une nouvelle année et que l’on en parle plus ?! Que ce Noël supplémentaire, accompagné de son lot d’hypocrisie dû à l’époque, où tout le monde se doit d’aimer tout le monde et de sourire en permanence (du moins, j’ai l’impression que c’est ce que la société attend de nous) soit enfin derrière moi ?

Est-ce dû au jour où j’ai appris, par une adorable gaffe de mon grand-père, que le Père Noël n’existait pas ? Hum, non , je ne crois pas, j’étais en cours d’école primaire et je soupçonnais déjà la supercherie. Et puis, quand je l’ai compris, ma mère m’a prise à part et m’a parlé en me traitant en adulte, en m’expliquant que moi j’étais au courant mais que je ne devais rien dire à mes petites sœurs, c’était un peu comme si du coup j’étais détentrice d’un pouvoir, et d’un secret, que je partageais avec ma mère et le reste des adultes, en cachette de mes sœurs. Je me suis sentie grandie d’un coup. Peut-être était-ce là le premier pas vers la sortie de l’enfance ? Qui sait ? Mais cela ne m’en a pas fait aimer moins Noel ?

Est-ce dû au fait que les petites assemblées ont peu à peu remplacé les grandes tablées ? Au fait que même si on pense très fort à eux toute l’année, c’est LA période de l’année où tous les absents nous manquent particulièrement ? J’ai toujours à Noël une pensée émue pour mon grand-père paternel, que je regrette de ne jamais avoir connu ; une autre pensée pour mon oncle et ma tante que j’adorais ; une autre enfin pour ce parrain que j’aurai rêvé d’avoir…Entre les décès qui ont emporté les êtres chers, les querelles qui en ont éloignés certains, le divorce qui a achevé de scinder le peu de famille qu’il restait en deux, où est cette grande famille que j’ai toujours rêvé d’avoir, que j’ai eu un moment, et dont on me prive à présent ?

Est-ce dû au divorce de mes parents ? Hum, on attaque là on gros morceau. Mes parents ont divorcé un peu avant mes vingt ans, annulant du coup la grande fête d’anniversaire dont j’ai toujours rêvé et que je pensais enfin avoir. Mais bon, je comprends aisément, il y avait bien d’autres choses plus importantes et tout le monde avait la tête ailleurs. Ce divorce, donc, que je pensais avoir digéré, et qui m’a sauté à la figure l’an dernier, me montrant qu’il n’en était rien, et que la douleur et la tristesse était toujours bien présentes…

Je dirai que le divorce, c’est ce qui a commencé à donner une tournure moins joyeuse pour moi aux fêtes de Noël. D’un côté ou de l’autre de la famille , selon moi, il manquait toujours quelqu’un.

Heureusement, pendant le divorce, j’étais en couple avec quelqu’un, qui m’a aidé et soutenu durant cette épreuve. Et lui étant un grand enfant, et un fan inconditionnel de Noel, il a réussi à préserver un peu de cette magie pour moi, à me la faire retrouver, lorsque nous étions tous les deux, ou dans sa famille, qui était devenu un peu la mienne, et  un refuge. Ainsi, de marché de Noël en villages de Noël que nous ne rations jamais, j’étais couverte de cadeaux, de petites attentions, de bons moments surprenants, et le temps passait gaiement, j’avais un peu retrouvé de l’insouciance de mon enfance, tandis que je bravais avec le sourire le froid hivernal, ma main dans la poche de sa veste…

Aujourd’hui, ce couple sur lequel j’ai longtemps bâti mon équilibre instable n’existe plus non plus.

Que reste-il donc de Noël à l’approche de ces fêtes de fin d’année 2013 ?

Eh bien je dirai que j’ai grandi. Suis-je devenue blasée ou cynique, je ne le sais pas . Le fait de faire un arbre de Noël est devenu pour moi une corvée, et l’on n’est plus du tout dans cette publicité mensongère dans laquelle une parodie de famille idéale se goinfre de Kinder (pour ne pas citer la marque du chocolat que j’adore pourtant) en faisant un arbre de deux mètres de haut dans un salon ! Et encore ils se gavent de chocobons, mais y a quand même quelqu’un qui sonne, comme si ce n’était pas suffisant, pour offrir aux enfants des maxi œufs, ou des petits. Qu’importe, on est loin des cinq fruits et légumes par jour, et on comprend mieux alors l’augmentation massive de l’obésité infantile avec ce genre de traitement : ) ! Jalouse, moi ? Totalement : (


Pour conclure, je dirai que j’ai la nostalgie de mes Noëls d’enfant, de mes Noëls d’avant. La sensation désormais perdu d’insouciance associée à cet âge de la vie, et à cette période de l’année me manque. Je me souviens de ce sentiment incomparable à nulle autre lors de la découverte des cadeaux au pied du sapin le 25 au matin ! Le sourire, les yeux d’enfant sans doute grand ouvert devant ce miracle alors incompréhensible…

Et je ne devrai pas être si amère car j’ai déjà reçu d’un ami un très beau cadeau, personnel et personnalisé : on m’a offert un calendrier de l’avent musical, pensé et composé spécialement pour moi ! Je l’écoute, en découvrant chaque jour un morceau différent, et je souris en pensant à la joie que cette attention me procure, et à mon émotion lorsque je l’ai reçu. Je suis flattée que quelqu’un me porte une telle amitié, et je l’en remercie ! Il me lis régulièrement, je sais qu’il se reconnaîtra ; ) …


Il n’a pas je crois chanté le sujet, mais s’il l’avait fait, Brassens aurait sans doute dit : « Mais où sont les Noëls d’antan ? » ; )