samedi 10 novembre 2018

Livre

Récemment, j'ai lu le livre "Spring Girls", d'Anna Todd.
Anna Todd est l'auteur que j'avais découvert avec la série "After", que j'avais adorée et dévorée, et dont j'attends impatiemment l'adaptation cinématographique (2019 a priori).
Le pitch : les quatre filles de l’officier Spring vivent avec leur mère, Meredith, sur la base militaire de Fort Cyprus, près de la Nouvelle-Orléans. L’histoire débute pendant les fêtes de Noël, alors que leur père, Franck, est en mission près de Mossoul, en Irak.
Entre premiers émois amoureux, trahisons entre amis et difficultés financières, le quotidien de cette famille américaine est jalonné de problèmes auxquels les quatre adolescentes font face chacune à leur manière.
Une des critiques trouvée sur le net, avant de vous livrer mon ressenti : une adaptation originale et moderne du grand classique Les quatre filles du docteur March  par le nouveau phénomène américain de la romance : Anna Todd réussit à la fois à adapter le récit original aux questionnements et aux mœurs du XXIe siècle, tout en rendant hommage à l’œuvre de Louisa May Alcott. D’ailleurs, les prénoms, les traits de personnalités et certains rebondissements sont similaires.
Verdict : je n'ai pas intitulé ce billet "coup de coeur", comme habituellement quand je vous parle d'un livre, car cela n'en est pas réellement un.

Pourtant, j'avais tout de même envie d'en parler sur ce blog.
Je ne peux pas dire que la lecture m'ait déplue.
J'ai retrouvé le style de l'auteur, que j'avais tant aimé (et préféré) dans la série "After".
MAIS...
Je pense qu'aussi bien en terme de littérature, qu'en terme de cinéma, il est des choses, des œuvres, auxquelles sil ne faut pas toucher, qu'il ne faut pas chercher à moderniser, via des remakes.
Et il en va ainsi des "Quatre filles du Docteur March" qui est un de mes livres préférés, et un des rares que je possède encore chez moi (j'ai lu une fois la série dans son intégralité, mais seul le premier reste celui que je reis encre régulièrement, mon préféré ! ).

Je vous mets la couverture de mon édition, qui m'a été offerte lors d'un de mes anniversaires en primaire, par une camarade de l'époque...
Je n'ai longtemps pas su d'ailleurs, qu'il avait une suite , et même si j'ai été ravie de l'apprendre et de la découvrir, elle ne vaut pas le volume original qui a fait date !
Ce que je reproche à "Spring Girls", même si cela n'a sans doute pas été une volonté de la part de l'auteur, c'est d'avoir "enlaidies", et selon moi "vulgarisé" (entendre dans le sens rendre vulgaire) ces quatre filles.
Pour moi, elle a terni leur image, et l'image même du livre !
A trop vouloir coller à l'époque et aux tendances, on a un Laurie qui écope d'un look grunge, une Meg qui est une traînée, Beth qui passerait presque pour une lesbienne, et une Amy dont le côté insupportable occulte totalement tous les traits de caractère tout de même très attachants du personnages de l'œuvre originale !
Sans oublier la mère des quatre filles qui est alcoolique, le père quasi inexistant dans le récit, l'arrivée d'un voisin, Shaya King, qui n'a pas d'existence dans l'œuvre originale et occupe là une partie du devant de la scène, et les filles qui ne cessent de se plaindre de leur pauvreté (entendre ne pas avoir le dernier IPhone, ou la dernière palette Urban Decay...), alors que dans l'œuvre de Louisa May Alcott, elles font toujours contre mauvaise fortune bon coeur, et passent leur temps à donner le peu qu'elles possèdent à ceux encore plus dans le besoin qu'elles  !
Pour moi, ce livre est plus une peinture de l'époque, notre ère de la consommation et de la surconsommation,  un prêche pour le consumérisme, les biens, et l'argent qui rendraient plus heureux que les gens (comme disait Souchon, "Ah et on nous fait croire, que le bonheur c'est d'avoir, de l'avoir plein nos armoires"...dans son célèbre "Foule sentimentale")...
C'est du moins la lecture que j'en ai fait.

Du coup, toute l'impatience et l'enthousiasme éprouvés lorsque j'avais appris l'existence de ce livre se sont envolés au fur et à mesure des pages, au fil de ma lecture, ma consternation ne cessant de grandir...

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